De gauche à droite, en zigzag : Safia Hadji (photo), Romain Bougourd (rob), Angèle Lucchini (alu), Joséphine Lécuyer (jol), Linda Mannewitz (lim), Emma Sprang (ems), Céline Bégin (ceb), Moritz Barske (mob), Armelle Guyard (ag), Nejma Tahri-Hassani (net), Alexandra Ledzinska (all), Marion Guibourgeau (mgb), et Cécile Poulot (cep). Last, but not least (et n'ayant pas pu participer au voyage) : Gildas Riant (gir) et Agathe Orain (ao).

Bienvenue !

Editorial

      « Aujourd’hui Munich est connue pour être une ville étudiante, la ville de l’Oktoberfest, du FC Bayern ; mais personne ne pense à son lien étroit avec le national-socialisme, ce passé a été refoulé ». C’est de ce refoulement et de ce travail de mémoire expliqués par l’historien de l’architecture Winfried Nerdinger qu’est parti notre projet. Quelles ont été les différentes façons de vivre avec la mémoire de la Seconde Guerre mondiale ? Comment un monument historique doit-il être expliqué, restauré ou conservé ? Comment peut-on changer sa signification ? Doit-on la changer – si tant est que cela soit possible ? Aller sur le terrain devait permettre de répondre à ces questions, comme lors des précédents voyages d’étude (Verdun, Berlin et Marbach). Ces problématiques semblent au premier abord s’appliquer à Nuremberg ou Berlin et c’est pour cela que notre voyage d’étude, à Munich, est singulier : il sort des sentiers battus.

 

     La capitale bavaroise n’étant pas connue de tous, chacun a dû œuvrer tout le semestre dans le cadre d’un séminaire dédié aux techniques de la recherche pour offrir un panorama complet de la ville et permettre au groupe d’élaborer un programme exhaustif et diversifié. Nous avons tout organisé, de l’hébergement aux demandes de subventions, de la mise en place d’un échange avec des étudiants de la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich aux réservations des différentes visites. Les plus courageux ont suivi également un autre séminaire plus théorique sur le monument en Allemagne et en Autriche. Du côté munichois, les étudiants suivaient le séminaire de Judith Kasper sur les processus/procès de mémoire (Gedächtnissprozesse).

 

     Malgré quelques divergences d’opinion concernant la logistique, rien n’aurait pu empêcher le groupe de monter dans le train pour Munich au matin du 25 janvier. Le voyage commença aux aurores, dans la joie et la bonne humeur, et se poursuivit dans la neige et le froid munichois. Les cinq jours furent remplis de visites culturelles variées, de conférences et de workshops préparés par les étudiants des deux groupes, tous autour de notre thématique. Il restait cependant dans ce programme chargé, du temps pour se sustenter avec des Currywurst, de l’Obatzda (fromage bavarois) ou des saucisses en tous genres, souvent accompagnés d’une bière locale.

 

     Au deuxième semestre, dans le cadre d’un nouveau séminaire, l’équipe a mis toute sa force dans l’élaboration du numéro 10 d’Asnières à Censier, qui doit rendre compte noir sur blanc du travail accompli avant, pendant et après le voyage. Et, après de nombreuses heures d’écriture, de relecture, de tri et de sélection de photos, d’assemblage informatique et de démarches administratives, nous sommes heureux de vous présenter ce nouveau numéro. Nous retraçons l’intégralité de notre projet en racontant Munich : ville des arts, ville phare du national-socialisme (Stadt der Bewegung) et exemple de la reconstruction d’après-guerre, la capitale bavaroise nous a offert ses multiples facettes.

 

     Les rubriques habituelles viennent compléter cette édition de la revue des germanistes de la Sorbonne Nouvelle. Nous remercions nos homologues munichois, les différents contributeurs, les enseignants et les guides qui ont veillé à la qualité et à l’aboutissement du projet. Une mention spéciale à Cornelius Bellman, grand connaisseur de l’histoire de Munich, qui a guidé nos pas dans la ville avec enthousiasme. Et nous adressons aussi un remerciement particulier à l’OFAJ, au Centre de coopération universitaire franco-bavarois, au CEREG et au département d’Etudes germaniques de Paris 3 pour leur aide capitale. Agréable lecture à vous, cher lecteur, chère lectrice, qui avez eu la bonne idée de lire notre revue, qui sera également disponible en version papier autour de septembre 2017.

 

ao, rob,

et la promo Bertha von Suttner du M1 EGISAM de Paris 3