Tanja Freund débroussaille le net

Premier apéro-pro sur la média-intelligence

Tanja Freund pendant l’entretien alumni. Elle présente son métier dans la média-intelligence. © privé
Tanja Freund pendant l’entretien alumni. Elle présente son métier dans la média-intelligence. © privé

Le 23 novembre dernier, l’Association Pierre Bertaux a organisé son premier apéro-pro durant lequel les étudiant.e.s ont pu rencontrer Tanja Freund, une alumni de la licence franco-allemande

 

Pour la plupart d'entre nous, la « média-intelligence » est une énigme. Quelque chose à voir avec les médias, mais quoi ? Freund nous délivre des grands points d’interrogation qui flottent au-dessus de nos têtes : il s’agit de dispositifs et d'actions qui visent à collecter et à analyser les données provenant d’Internet, notamment des médias sociaux.

Son entreprise, Lexis-Nexis, travaille pour divers clients qui souhaitent exploiter les informations en ligne mais manquent des moyens nécessaires pour filtrer le flot d’articles, de posts, de photos... en bref : de contenu numérique public. 

 

Freund et ses collègues ne fouillent pas l’Internet pendant des heures, mais se servent d’un logiciel qui collecte tous les articles publiés et permet de les catégoriser d’après des métadonnées, comme le nom d’auteur, la source, la date de création ou même leur tonalité. Par la suite, on procède à une analyse plus détaillée que le logiciel ne peut pas offrir.

Les étudiant.e.s écoutent Tanja Freund résumer son parcours professionnel. © privé
Les étudiant.e.s écoutent Tanja Freund résumer son parcours professionnel. © privé

Si une ONG s’intéresse par exemple à sa présence médiatique, Tanja Freund utilise le logiciel pour trouver les articles qui mentionnent cette ONG. Mais il est tout de même important qu’elle y jette un œil elle-même, car les mots comme « guerre », « famine » ou « pauvreté » sont automatiquement classés comme des indices pour une tonalité négative. C’est à Freund de décider si l’ONG est vraiment mentionnée d’une façon péjorative ou si les mots négatifs décrivent simplement les conditions dans lesquelles l’ONG travaille.

 

Une nouvelle profession par défaut où la machine et l'humain collaborent

 

Au début, Tanja Freund voulait se lancer dans le journalisme. Après des études franco-allemandes de management culturel (Kulturwirt) à Passau et un séjour à Paris 3, elle a fait beaucoup de stages, entre autres chez Arte et le tabloïd allemand "Bild". Alors qu’elle cherchait un stage à Paris qui corresponde à ses intérêts et son profil, elle a découvert une offre de Lexis-Nexis. Sans avoir connu auparavant le domaine de l'analyse média, elle se retrouve aujourd'hui dans une profession qui lui plaît beaucoup.

Elle commence par s’intéresser aux actualités, et à l’internet, deux éléments importants pour ce travail. De plus, elle a une affinité pour les chiffres, ce qui est indispensable pour évaluer les données. Ses compétences en langues la qualifient d'autant mieux. 

 

Des parallèles avec le journalisme

 

Et, comme dans le journalisme, les sujets dont elle s’occupe sont toujours d’une grande diversité. Un jour, elle effectue une analyse pour un producteur chimique, le jour d’après, elle traite avec une marque du luxe.

Freund visualise les différents aspects de son travail avec une présentation power-point (c) privé
Freund visualise les différents aspects de son travail avec une présentation power-point (c) privé

Un autre parallèle avec le journalisme est la rédaction de synthèses et de newsletters : Freund résume les résultats de l’analyse pour les clients, et leur fournit un bref aperçu personnalisé sur les médias en ligne. Écrire et lire, deux grandes composantes du travail qui plaisent beaucoup à Freund.

Mais pourquoi n’est-elle pas restée dans le journalisme ? Pour Freund, la média-intelligence présente un grand avantage : l’analyse commence à la source et permet d'avoir une vue d’ensemble, alors que les journaux, selon elle, ne font que réagir aux grands titres, et copient parfois les articles en ligne.

 

Comment gérer les clients délicats ?  La media-intelligence a-t-elle une éthique ?

 

Bien sûr, il y a quelques aspects de son travail d’analyste média que Tanja Freund critique. Évidemment, elle ne peut pas choisir les entreprises pour lesquelles elle prépare l’analyse. Parfois, il s’agit d’un client qu’elle préférerait personnellement ne pas soutenir. Cela peut être un fabricant d’armes qui la charge d’analyser sa réputation médiatique en ligne pour pouvoir créer une campagne publicitaire contre toute presse négative, par exemple.

Mais Freund accepte de telles commandes, car, en contrepartie, il y a aussi beaucoup de clients qu’elle soutient volontairement, comme certaines ONG.

 

Grâce sa présentation, les points d’interrogation ont laissé la place au sentiment d’une profession intéressante, nouvelle et encore peu connue. Une voie professionnelle que Tanja Freund n’aurait pas pu prévoir durant ses études...

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Deutsch-französischer Stammtisch


Donnerstag, 17.30 Uhr. Wie jede Woche kehren Studierende der Germanistik allmählich nach ihren letzten Kursen des Tages in das allseits beliebte „Le Repaire“ zum deutsch-französischen Stammtisch ein, um ihre Sprachkenntnisse in entspannter Atmosphäre anzuwenden, sich über das Leben an und außerhalb der Universität auszutauschen und um komplexe sprach-wissenschaftliche Diskurse zu führen (aktueller Stand: nach interner Abstimmung einigte man sich nun offiziell auf die Übersetzung „Le Stammtisch“; „La Stammtisch“ und „Jtaimetiche“ wurden hingegen abgewählt).  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Der Stammtisch hat sich somit zum festen Bestandteil des Semesterprogramms und zum Anziehungspunkt für all jene entwickelt, die nach der Möglichkeit eines interkulturellen Austauschs suchen, auch über die Grenzen des Departements hinaus. Jegliche klischeehaften Assoziationen dieser „deutschen Besonderheit“ [1] des Stammtischs mit lokalpolitischen Zusammenkünften werden demnach nicht bestätigt, abgesehen von dem einen oder anderen konsumierten Bier. Es handelt sich stattdessen um ein fast schon transkulturelles Treffen auf „frallemand“ unter der Leitung des Mitarbeiters oder der Mitarbeiterin des deutsch-französischen Freiwilligendiensts. Tokio Hotel werden hier ebenso diskutiert wie kulinarische Spezialitäten aus Réunion, das Genus von Substantiven und die Bildung von Komposita. Obwohl ein Großteil der regulären Stammgäste am nächsten Morgen um 08.00 Uhr wieder einen Kurs vor sich hat, tut dies der Beliebtheit des Stammtisches keinen Abbruch und die Studierenden motivieren sich darüber hinaus gegenseitig zur regelmäßigen Teilnahme. Der Stammtisch bietet also eine Möglichkeit, sich auch außerhalb der Kurszeiten fächer-, sprach- und kulturenübergreifend im Rahmen eines festen wöchentlichen Termins zusammenzufinden.

 

[1] Arte (2010): Karambolage. Der Alltag: das „demi“. Online abrufbar unter:         

   https://sites.arte.tv/karambolage/de/der-alltag-das-demi-karambolage [Stand: 07.01.2018]

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