Qui suis-je ?


Depuis mon adolescence, je m’oriente vers un parcours universitaire. Je suis sûr

de ma volonté : je souhaite devenir chercheur – mais certainement pas en

littérature, histoire ou politique. Né dans une famille allemande très francophile, je

porte un grand intérêt à l’histoire française, surtout après avoir lu le roman

Tignasse, un livre de littérature jeunesse de l’auteure Cili Wethekam sur la

Révolution Française. Mais je n’aime pas rédiger des dissertations ou des comptes

rendus. C’est plutôt la chimie qui me fascine : cette pure logique des formules dans

les livres et ces expériences en laboratoire. Cependant, comme souvent, ce sont

les professeurs qui ont une influence déterminante sur le parcours et qui font

évoluer les préférences personnelles : pour moi ce sont un professeur de chimie très

autoritaire et un professeur d’allemand et d’histoire très engagé qui me passionne

pour la République de Weimar et la littérature aux XVIIIème et IXème siècles. C’est

lui qui me confronte au national-socialisme et m’incite à trouver une réponse aux

questions centrales de l’histoire allemande contemporaine.

Après mon service civique comme conducteur ambulancier, j’étudie

les littératures allemande et française ainsi que l’histoire franco-allemande aux

universités de Wuppertal et de Münster. Quand je porte un regard sur ce passé, je pense que

l’opportunité d’aller en France en tant qu’assistant de langue étrangère a également joué

un rôle essentiel. Ce programme offre une expérience très enrichissante, que je ne

peux que conseiller. Ce n’est qu’avec cette expérience que le cinéma français, les

bandes dessinées franco-belges et surtout la chanson française me sont devenues

familiers. J’ai encore des souvenirs vifs d’un concert de Léo Ferré, dont j’ai acheté

après tous les disques.

Cependant, à mon retour de France, les choses deviennent sérieuses. Après

mon master, un professeur d’histoire contemporaine me propose un poste de

chercheur à l’Université de Münster et de m’inscrire au doctorat. En 1996, j’obtiens le doctorat (avec une thèse sur l’histoire de la RDA) et en 2004, l’habilitation

à diriger des recherches (avec un travail sur le Second Empire allemand).

Ensuite, j’enseigne l’histoire contemporaine européenne à Münster, à l’Université

de Californie à San Diego et à l’Université de Fribourg en Allemagne. Depuis 2013 enfin, j’enseigne à la Sorbonne Nouvelle.