Une année en ligne

Le département d’études germaniques de la Sorbonne Nouvelle, on le sait, met l'accent sur le domaine interculturel, non seulement avec le large éventail de cursus qu’il propose, y compris des collaborations avec des universités allemandes telles que la Freie Universität Berlin ou la Johannes-Gutenberg Universität Mainz, mais aussi dans une offre interculturelle dont peuvent bénéficier les étudiant.e.s du département en dehors des cours. Mais que deviennent ces activités para-universitaires en période de pandémie ?

Une activité qui est déjà devenue une tradition par exemple est celle du Stammtisch. « Stammtisch est un mot très allemand qui décrit l'activité culturelle consistant à avoir une table dressée dans un bar et à s'y réunir régulièrement avec des amis » le précise Elisa Elias, volontaire au département pour l’année 2020/2021. Habituellement, le Stammtisch a lieu dans un bar à côté de Censier - mais dans les circonstances actuelles il manque cet élément social essentiel. Pour savoir comment le département d’études germaniques arrive à traduire cette rencontre interculturelle en un semestre en distanciel, la rédaction a recherché la conversation avec Elisa Elias qui organise cette activité entre Français et Allemands tous les mardis à 18h.

Elisa est arrivée à Paris en tant qu’étudiante en Erasmus et est tombée amoureuse de la France et de la langue française. Souhaitant revenir en France, elle a donc postulé pour le volontariat franco-allemand et a obtenu un poste à la Sorbonne Nouvelle. Elle décrit le Stammtisch comme un „tandem“ constituant un lieu de rencontre, d’échange interculturel hors du contexte académique universitaire. « Il est important que la langue soit apprise en dehors de la salle de classe, dans une sphère où les étudiants peuvent être moins formels et ne doivent pas trop se soucier de la grammaire précise. Aucun professeur n'est présent, il n'y a que moi, la volontaire qui anime les discussions si nécessaire » raconte-t-elle à notre rédaction. Il s’agit donc d’un endroit où peuvent être pratiquées les deux langues dans un cadre familier qui, dans le meilleur des cas, peut même faire naître des amitiés entre les participant.es. Malgré les restrictions imposées par la pandémie, les rencontres du Stammtisch se tiennent tout de même en format virtuel. Il faut avouer que l’expérience n’est pas tout-à-fait la même... Le « flow » de la conversation, comme l’appelle Elisa, ne vient pas si naturellement comme dans une conversation en personne et des problèmes de connexion du wifi ou de malfonctionnement de microphone peuvent compliquer la communication. « Mais nous y parvenons » affirme-t-elle. Chaque semaine, environ 4 à 5 étudiant.e.s se retrouvent dans cet espace virtuel et interculturel qu’Elisa vous invite à rejoindre: « Venez rencontrer de nouvelles personnes tout en améliorant vos compétences linguistiques ! Il est important de maintenir votre niveau de langue, surtout pendant la pandémie. Le Stammtisch vous donne cette occasion en or. »

©Elisa Elias, volontaire OFAJ 2020/2021
©Elisa Elias, volontaire OFAJ 2020/2021

En plus du Stammtisch, Elisa Elias travaille actuellement avec la directrice du département, Andréa Lauterwein, et avec l'association alumni Pierre Bertaux, à l'élaboration d’une nouvelle édition de l’apéro pro pour l’année 2021. Le dispositif consiste à inviter un ou deux diplômé.e.s du département pour les faire témoigner de leur poursuite d’études, leurs stages, leur insertion dans le marché du travail et leurs expériences avec celui-ci, avant de les faire dialoguer, là encore dans une ambiance conviviale, avec les étudiant.es actuel.les. Au programme cette fois-ci les métiers de l'enseignement, de l'environnement et de la culture, avec des représentants des différents domaines invités à parler.

 

Un autre projet envisagé pour l'année prochaine malgré la pandémie est le Tandem BerlinXParis ; il s'agit d'un échange d'une semaine entre dix étudiant.es de la Sorbonne Nouvelle et dix étudiant.es de la Humboldt Universität à Berlin, organisé tous les ans par Stefanie Eisenreich, la lectrice allemande du département. En tant que Berlinoise, Elisa est « particulièrement enthousiaste » pour ce dernier projet et nous aussi sommes enthousiastes de voir naître les nombreuses offres à venir au département d’études germaniques malgré le contexte difficile !

 

LH