sur le vif : rencontre avec erfurt

 

Le samedi 7 novembre 2020, nous étions cinq étudiantes du département d’études germaniques à participer à une rencontre en ligne avec des élèves de la classe préparatoire spécialité allemand du lycée parisien Claude Monet et des étudiant·es allemand·es du département d’histoire de l’université d’Erfurt. En tout, nous étions une trentaine de participant·es et nous avons pu échanger aussi bien en français qu’en allemand sur des thèmes qui nous tenaient à cœur. 

Logo du site Weimarer-rendezvous.de
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Le sujet de cette rencontre était « Frauen, Macht und Gender-Gerechtigkeit», ou en français « Les femmes, le pouvoir et l’égalité des genres en Europe ».  Nous avons discuté tous·tes ensemble mais aussi en petits groupes sur des problématiques telles que la place de la femme à l’université, les raisons d’un engagement féministe, ou encore la notion de virginité. C’était l’occasion pour chacun·e de s’exprimer sur ses expériences personnelles et de se confronter parfois à une autre vision du thème que celle que l’on s’était faite.

 

Nous avons également reçu Monsieur Patrick Farges, professeur à l’université de Paris et spécialiste de l’histoire de l’Allemagne et des questions du genre, en particulier de celles liées à la masculinité. Il nous a présenté une perspective globale de l’histoire du féminisme en Occident depuis le XIXème siècle en revenant sur des événements qui ont joué un rôle important dans l’évolution de notre société. Il nous a parlé de la première vague féministe que l’on peut situer entre 1848 et 1968, et nous a expliqué que le combat y revétait déjà une dimension transnationale. Après 1968, de nouveaux thèmes ont été portés dans le débat national comme la place du corps de la femme dans la société et notamment la question de l’avortement, mais avec des nouveaux moyens d’action. Par des actes de provocation, les féministes ont essayé de réveiller les consciences. On peut maintenant se demander si le mouvement  “Me too” de 2017 a marqué le lancement d’une troisième vague du féminisme. L’histoire nous le dira. 

  

En tout cas, cette rencontre  fut une expérience très enrichissante qui nous a permis à toutes et tous de remettre certaines de nos pensées en questions et d’élargir notre champ de connaissances. Il a été d’autant plus intéressant pour nous de traiter ce sujet qu’il est actuel et qu’il n’est que très rarement abordé dans notre cursus scolaire. 

 

Et si la situation le permet, certaines d’entre nous auront peut-être l’occasion de se rendre à Erfurt pour une vraie rencontre ! Nous pourrons alors revenir sur toutes ces questions et les approfondir. En effet, habituellement, les étudiant·es de la Sorbonne Nouvelle vont à Erfurt pendant quatre jours et ce depuis maintenant sept ans. Deux journées sont également souvent organisées dans la ville de Weimar. Cet événement s’inscrit dans un projet particulier organisé par Madame Elisabeth Goudin, Madame Susanne Rau et Madame Alice Volkwein et soutenu par l’Université franco-allemande. Il est mis en place dans le cadre des rendez-vous de Weimar avec l’histoire, un festival international d’histoire.  Chaque année, les élèves sont amenés à échanger autour d’un thème particulier par le biais d’exposés, de séminaires, etc… Ils ou elles ont aussi le temps de participer à des moments culturels comme des visites guidées dans la ville ou des visites de musées. Il y a par exemple le musée du Bauhaus à Weimar qui vaut le détour. C’est avant tout l’occasion de promouvoir les échanges interculturels franco-allemands qui nous sont si chers dans notre université. 

 

Je remercie Madame Goudin d’avoir pris le temps de répondre à mes questions sur cet échange.

 

HdS