Un réveil insolite

Aujourd'hui, je me réveille, je m'étire un peu. Je suis seule sur un grand lit d'une chambre sombre. J'ouvre la fenêtre, comme d'habitude, pour changer l'air. Il fait jour. Il y a du soleil, ça doit surement être 10 heures du matin. J’inspire et expire comme si j’étais dans une séance de méditation. Bizarrement je sens de l'air fraiche, c'est comme si j'étais en pleine nature, mais ce n'est pas le cas. Je peux bien le remarquer car il n'y a pas de végétation. Je me mets sur les pointes des pieds pour essayer d'entrevoir ma voiture. Elle n'était pas là. Pourtant, je l'ai garé dans le parking hier soir vers 18 heures. Je ne vois pas de voitures, il n'y a que des vélos. Il y en a beaucoup trop. J'ai l'impression d'être au Tour de France. Normalement il n'y a aucun vélo ici, mais juste des rangées de voitures de tous types. J'entends souvent les voitures passer une après l'autre. Et surtout, il y a toujours quelqu'un qui est devant le portail électrique en train de klaxonner en attendant en vain que quelqu'un lui ouvre. Et tout cela sans éteindre le moteur de la voiture, qui continue à émettre du gaz. Je cherche mon téléphone, je ne le vois pas. Je vois sur la table un étrange appareil que je n'ai jamais vu de ma vie. Je le prends, il y a écrit 30 AOÛT 2031. J’ouvre mes yeux en grand. Je n'y crois pas. Comment est-il possible ? Hier c'était le 30 AOÛT 2021, je m'en souviens très bien car j'ai fêté mon vingt-et-unième anniversaire avec mes parents. C'est sans doute un problème de réglage. Je descends au premier étage. Je ne vois personne. Il y a un silence assourdissant. En dehors de ma maison, comme à l'extérieur. Je me demande s'il y a un événement quelque part ailleurs qui justifie ce silence. Je mets mes chaussures, je sors. Je regarde l'environnement autour de moi. Je fais un constat. Il n'y a aucun déchet sur la rue, il n'y a aucune voiture, il n'y a aucun matériel en plastique, il n'y a aucun poteau électrique. Il y a juste un silence agréable et différents bruits d’oiseaux. Je me dis que ça a l'air d'un endroit fictif. J’entends quelqu'un m'appeler "Souadou, Souadou...". Je ne réponds pas tout de suite, je suis trop occupée à contempler l'environnement. Après une minute, je me retourne, c'est ma voisine. On se salue brièvement car j'ai hâte de lui demander de m'expliquer ce qui se passe. Elle me dit : "Non, tout le monde est bien là". J'entrevois dans un appartement voisin des adolescents qui lisent. Ça me semble étrange, parce que dans cette maison il y avait toujours des enfants qui criaient à n'importe quelle heure et qui regardaient sans cesse la télévision. Ma voisine me montre des photos d'un voyage qu'elle a fait récemment. Elle me dit qu'elle est allée en Italie le mois dernier en train. Je rigole. Comment est-il possible qu'elle soit allée en train ? Elle doit se tromper. Elle n'aurait pas pu faire le trajet en avion. Elle prenait l'avion même pour aller à Lyon. Elle confirme à nouveau qu'elle n'a pas pris d'avion. Elle me dit "Les avions pollue l'air, je n'en prends plus depuis des années. En plus, les avions sont réservés aux émergences, telles que l'évacuation des personnes qui se trouvent dans des pays menacés par le terrorisme, ou les urgences environnementales." Je suis bouleversée car je n'en savais rien, mais en même temps cette situation me rend extrêmement heureuse. Les gouvernements sont réellement en train de faire des changements pour sauvegarder notre chère planète qui s'ajoute à l'action individuelle des gens. Je lui demande la date. Elle me dit "Euh, je pense que c'est le 29 AOUT 2031. Ah, non, désolée... c'est le 30 AOUT 2031." Je lui demande si c'est vrai, elle me promet que c'est vrai. Je n'y crois pas. Je rentre vite chez moi. Je monte les escaliers, je rentre dans ma chambre. Je me jette sur le lit sans enlever mes chaussures. Je ferme les yeux pour pouvoir me réveiller à nouveau, mais cette fois-ci dans la réalité dont je me souviens. Peut-être que j'étais juste en train de rêver, il s'agit juste d'un simple rêve surement ça ne peut pas être possible. Il faut que j'essaie de me réveiller, j'essaie en vain. J'étais déjà réveillée...

 

 SAS