Portraits de nos diplômé.e.s

Helen Chachaty – Journaliste pour Le Journal de l'aviation : "Ce que j'aimais dans le master de journalisme franco-allemand, c'étaient avant tous les travaux de groupe et l'association de cours théoriques et pratiques."

 

Franco-autrichienne, Helen Chachaty étudie en collège et lycée internationaux. Cet environnement développe son goût pour les langues et les autres cultures. Elle décide donc de s'inscrire en double licence d'Histoire/Anglais à l'université Paris-Diderot, localisée à l’époque à Jussieu, de 2005 à 2008. Elle effectue sa dernière année de licence en Erasmus à l'université de Bielefeld en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.Suite à l'obtention de sa licence, elle se dirige vers le journalisme, et obtient son master de "Journalisme et médias en région" à Sciences Po Lyon en 2010. Elle s'inscrit alors en Master 2 de journalisme franco-allemand à la Sorbonne-Nouvelle, déjà sous la responsabilité de Valérie Robert. Outre la formation journalistique complémentaire, elle justifie son choix par la volonté de revenir à l'allemand.

Le master propose à l'époque quelques cours sur le site de Censier mais la plupart se déroulent à Asnières, laissant en souvenir à Helen Chachaty beaucoup de longs trajets entre les deux campus. Bien que ce master soit assez court (de septembre à janvier 2011, le reste de l'année étant consacré à un stage obligatoire), elle y apprécie les travaux de groupe, avec la petite dizaine d'autres élèves de sa promotion. Les cours de radio l'ont beaucoup marquée, et elle souligne la bonne répartition entre les cours théoriques et ceux proposant plus de pratiques. Elle est restée contact avec certains élèves, ce qui lui permet d'ajouter que ce master mène à toutes les branches du journalisme : l'un de ses anciens camarades est aujourd'hui pigiste pour des médias français, une autre réalise des documentaires de cinquante-deux minutes…

 

Helen Chachaty, quant à elle, effectue un premier stage de cinq mois au sein d'Euradionantes, où elle peut mettre en pratique ses cours de radio ainsi que son expérience internationale. Elle présente des journaux d'information et réalise des reportages sur l'actualité locale et européenne. Elle est ensuite stagiaire à Cols bleus, le magazine de la Marine nationale, et à la Badische Zeitung à Freibourg. Depuis six ans, elle est journaliste au Journal de l'aviation, pour lequel elle écrit sur l'actualité aéronautique, plus spécifiquement dans le domaine de la Défense. Bien que l'anglais et le français y soient prédominants, l'allemand lui sert encore parfois. Elle a pu découvrir et approfondir le monde de l'aéronautique petit à petit. Aujourd'hui, elle se sent bien dans ce qu'elle fait, et n'envisage pas de changer de domaine.

 

 oga (déc. 2017)


Lisa Thierry, volontaire européenne dans l’ONG ELIX à Athènes : « Je ne regrette en aucun cas de ne pas avoir enchaîné un master à la fin de ma licence, au contraire. »

 

« Après avoir obtenu mon bac ES mention européenne en juillet 2012 en région parisienne, j’ai postulé pour une licence d'allemand à Paris 3. Ce choix me paraissait tout à fait normal : ayant un père français et une mère allemande, je baigne depuis toute petite dans le milieu franco-allemand. J'ai toujours aimé parler la langue allemande, me rendre en Allemagne afin d’y passer des vacances en famille ainsi que comparer ces deux cultures qui m'intéressent tant. J’ai donc décidé de les étudier.

 

Outre le fait de partir un semestre à Göttingen en L2, ce que j’ai apprécié avec cette licence, c’est qu’elle m’a permis d’effectuer plusieurs stages : un à l'office national allemand du tourisme et un au DAAD, tous les deux situés à Paris. Je savais que je voulais travailler dans le milieu du franco-allemand mais dans quel domaine exactement, je ne le savais pas encore. Ces deux stages m'ont appris beaucoup de choses sur ce qui me plaisait, et sur ce qui ne me plaisait pas.

Une fois ma licence terminée, j'ai décidé, contrairement à plusieurs de mes camarades, d'effectuer une année sabbatique. Les six premiers mois étaient planifiés : un stage au Centre Français de Berlin, grâce auquel j’ai découvert un nouvel univers : celui des échanges interculturels de jeunes. Après mon stage, le Centre Français m’a proposé un poste de « Travail chez le partenaire » financé par l’OFAJ.

 

Cette année fut très enrichissante pour moi, j’ai enfin su vers quel domaine je voulais me diriger et travailler plus tard. Suite à ce poste, je me suis mise à mon compte pour travailler en tant qu’animatrice interculturelle-traductrice lors de rencontres interculturelles de jeunes.

Depuis septembre 2017, je suis à Athènes où j’effectue un Service volontaire européen. Suite à mes deux ans à Berlin, je souhaitais m’ouvrir à l’international afin de découvrir de nouveaux projets et de nouvelles initiatives. Je suis actuellement dans l’ONG ELIX, qui travaille principalement avec les réfugiés mais qui se concentre aussi sur la mobilité européenne.

 

 

Je ne regrette en aucun cas de ne pas avoir enchaîné un master à la fin de ma licence, au contraire. En empruntant cette route, j’ai pu faire mes propres expériences et découvrir ce qui me plaisait réellement. »

 

cle (nov. 2017)


Anne-Sophie Nicolas travaille au service culturel d’une médiathèque du Val d’Oise : « Mon Master m’a beaucoup apporté sur un plan personnel ».

 

Pourquoi avez-vous étudié à Paris 3 ? Avant de m’inscrire en M1 Recherche d’Etudes germaniques à la Sorbonne Nouvelle en 2010, j’ai fait une licence LEA d’anglais et d’allemand à l’Université Paris VII. Comme j’ai fait ma troisième année en Erasmus près d’Hanovre, j’ai presque naturellement choisi l’allemand comme langue de spécialisation en master. L’année à l’étranger m’a beaucoup apporté, tant pour l’amélioration de la langue allemande que sur un plan plus personnel. J’en ai profité pour faire de nombreuses excursions, j’ai apprécié ce mode de vie et j’ai trouvé les Allemands très ouverts d’esprit, toujours accueillants. Les modalités de contrôle sont faciles pour les étudiants étrangers, avec moins d’heures de cours et davantage de devoirs à la maison que de partiels écrits.

 

Compte-tenu du décalage des calendriers universitaires allemand et français, j’ai eu du mal à m'organiser, notamment en raison des échéances et des démarches à réaliser à distance. J'ai néanmoins validé le master à Paris 3, mais je n’ai pas souhaité poursuivre mes études ensuite, et me suis donc tournée vers la recherche d’emploi.

 

Comment s’est passée votre recherche d’emploi ? Avant de partir en Erasmus en Allemagne, j’avais déjà fait un stage au Ministère des affaires étrangères, essentiellement en français.  Du fait de mes études et de mon expérience internationale, j’ai ensuite cherché du travail dans le secteur culturel franco-allemand. Malheureusement, je me suis vite rendue à l’évidence : c’est un milieu très fermé, voire verrouillé, et les offres d’emplois dans cette branche sont assez peu nombreuses. Je me suis donc réorientée dans la recherche d’emploi seulement dans le domaine culturel français. J’ai travaillé dans des librairies, je suis passée par plusieurs services de la mairie, notamment au service culturel et dans la communication, puis j’ai participé à l’organisation d’un salon du livre dans une mairie, ce qui m’a beaucoup plu. Et voilà comment j’ai postulé dans la médiathèque du Val d’Oise où je travaille actuellement.

 

Utilisez-vous l’allemand dans votre travail ? A la médiathèque, j’utilise parfois l'anglais, notamment lorsque je dois interagir avec des personnes de toutes origines dans des ateliers de FLE ou d’intégration de publics étrangers. J’ai donc été amenée à développer des qualités pédagogiques, que ce soit vers un public d’adultes ou d’enfants, puisque j’accueille des classes et réalise des animations comme la narration de contes, la projection de films ou d'ateliers de jeux sur tablettes. Je constate un réel développement de la politique numérique pour rendre internet accessible à tous et pour adapter des supports papiers aux supports informatiques.

 

Quels sont vos projets pour l’avenir ? Mes études d’allemand ne me servent pas actuellement, pas plus d’ailleurs que ma poursuite d’études en master puisque je suis positionnée sur un emploi qui ne requiert qu’un Bac+2. Toutefois, je ne regrette pas d’avoir fait ces études qui, sur un plan personnel, furent intéressantes. Je songe à passer les concours de la fonction publique pour évoluer dans une branche plus ou moins similaire, et obtenir le statut de fonctionnaire.

eml (déc. 2017)


Sara Sohrabi, candidate au programme de Doctorat de la Fondation Calouste Gulbenkian à l’Institut dˈÉtudes de langue et littérature romanes de la Freie Universität Berlin : « Il était très important pour moi d’étudier en France pour élargir mes perspectives et mes connaissances, surtout en ce qui concerne l’histoire de l’intégration européenne ».

 

Après avoir obtenu le bac j’ai commencé mes études en droit à Berlin. Lors d’un séjour ERASMUS à Lausanne, j’ai décidé de changer de cursus pour un cursus interdisciplinaire. Le cursus Frankreichstudien à la Freie Universität me permettait de combiner mes intérêts : les études en droit, les sciences politiques et la langue et la littérature française. Lors de ma troisième année, en échange à Paris, j’ai suivi la licence franco-allemande à la Sorbonne Nouvelle Paris 3. Après ce double cursus et de retour à Berlin, j’ai voulu élargir mes connaissances aux autres langues romanes. C’est la raison pour laquelle j’ai continué en Master de langues et littératures romanes. En ce moment je candidate au programme de Doctorat de la Fondation Calouste Gulbenkian à l’Institut dˈÉtudes de langue et littérature romanes de la Freie Universität Berlin.    

 

J’ai profité de la coopération entre la Freie Universität Berlin et la Sorbonne Nouvelle dans les programmes de double cursus : une des raisons motivant mon choix des Frankreichstudien à Berlin était l’année en échange à Paris. Il était très important pour moi d’étudier en France pour élargir mes perspectives et mes connaissances, surtout en ce qui concerne l’histoire de l’intégration européenne. Comme il s’agissait également de l’année du 50ème anniversaire du traitée de l’Élysée, le terme « couple franco-allemand » nous a accompagnés toute l’année.

 

J’ai de très beaux souvenirs de Paris 3. Pour n’en nommer que quelques-uns : l’accueil cordial du département, surtout la prise en charge des étudiants par M. Ritte. Ses cours concernant les relations culturelles entre la France et l’Allemagne ont également révélé l’étendue de sa connaissance de l’histoire européenne et de la littérature, d’autant qu’ils étaient marqués de son humeur amusante et intelligente, bi- ou même trans-lingue. J’ai aussi aimé le cours de Mme Leblanc sur le rôle de la musique dans La Recherche de Marcel Proust, et celui sur les critiques des Salons de peinture et de sculpture à Paris écrites par Diderot. Pouvoir visiter l’Opéra Garnier et voir les peintures dont il était question chez Diderot fut un vrai luxe culturel pour moi. J’ai aussi fait partie de la rédaction de la première édition de la revue Asnières-à-Censier sous la direction d'Andrea Lauterwein, et j'aime beaucoup comment la revue a évolué depuis, félicitations !       

 

De mon passage à Paris, j’ai retenu beaucoup d’expériences importantes, des lectures frappantes, des nouveaux amis, des moments précieux, joyeux et aussi difficiles, des recettes de quiches et de galettes (oui, c'est un peu cliché), des événements remarquables – comme écouter Alfred Grosser en débat avec Stéphane Hessel, entre autres, sur la situation des Kurdes et sur le statut quo en Europe pendant trois heures suivies de vingt minutes de poèmes de Baudelaire, récités par Stéphane Hessel (par cœur). Et bien sûr la licence.

C’était très frappant de remarquer tellement de différences entre deux pays voisins. J’ai aimé vivre à Paris, bien que ce fût une année pleine de travail, pour la licence autant que pour gagner ma vie. 

 

ast (déc. 2017)


Nicolas Millot, professeur d’allemand au lycée Jacques Monod de Clamart : « J'ai beaucoup apprécié le fait d’être dans une promotion à taille humaine et l'esprit de solidarité qui animait cette équipe. »

 

Nicolas Millot, 24 ans, a entendu parler de Paris 3 lors de son voyage ERASMUS à Leipzig en 2013, et a choisi d’y faire son Master d'Etudes germaniques (option recherche). Ensuite, il est parti faire son agrégation externe d’allemand à Paris IV.

 

Son passage dans le département d’Etudes germaniques de la Sorbonne Nouvelle est ponctué de bons souvenirs, notamment de la qualité des cours dispensés. Il retient surtout ses cours avec Jürgen Ritte, en particulier ceux qui traitaient de la mythologie allemande ou de l’importance du football dans la culture allemande. En guise de remerciement, il lui a même offert un exemplaire du livre « Fussball in der DDR », acheté lors d’un voyage à Dresde . Nicolas a beaucoup apprécié le fait d’être dans une promotion à taille humaine et l'esprit de solidarité qui anime cette équipe.

 

Son voyage à Verdun avec l’Association Pierre Bertaux, accompagné des Alumnis, des professeurs et des étudiants, était pour lui la concrétisation d’un projet humain et intellectuel. Sa soutenance de mémoire, dirigé par Andréa Lauterwein, lui a aussi laissé un agréable souvenir. Ses études à Paris 3 lui ont permis d'élargir ses connaissances sur le monde germanophone contemporain, et lui ont apporté une ouverture d'esprit nouvelle grâce aux thématiques actuelles sur lesquelles sont axés les cours. Aujourd’hui, il partage ses acquis avec les élèves du lycée Jacques Monod à Clamart, où il est devenu professeur d’allemand.

ale (déc. 2016)

 

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